Austérité anti-jeunes : Macron persévère – Découvrez la taxe sur les non-imposables

La mise en place de la Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC) à la rentrée 2018-2019, d’un montant forfaitaire de 90 euros, s’est ajoutée aux frais d’inscription et a rendu plus coûteuse la rentrée universitaire (en moyenne, de 129,59 euros selon l’UNEF) pour l’ensemble des étudiantes et étudiants. Cette contribution inédite est apparue simultanément l’entrée en vigueur du dispositif Parcoursup, qui a été un désastre pour les nouvelles et nouveaux bâchelier.e.s qui se trouvent, pour plusieurs centaines d’entre eux, sans affectation, pour plusieurs milliers, affectés par défaut, eu égard à la sélection mise en œuvre.

Les jeunes, à juste titre excédé.e.s par les mesures prises à leur égard, ont désormais eu la confirmation de ce que l’ensemble des organisations de jeunesse politique de gauche avait pressenti. Les réformes menées dans le secteur Universitaire ne sont pas faites pour les jeunes.

En effet, un communiqué du jeudi 18 octobre dernier, émanant de la Conférence des Présidents d’Université a mis au jour un scandale absolu :

« La Conférence des présidents d’université a appris à la lecture du projet de loi de finances 2019 que les montants payés par les étudiants au titre de la Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC) ne seraient pas utilisés intégralement pour la vie étudiante mais viendraient, en partie, alimenter le budget général de l’Etat. Selon les estimations actuelles, ce serait ainsi près du tiers des sommes acquittées, plusieurs dizaines de millions, par les étudiants qui seraient détournées de leur fin. »

Ainsi que l’affirme la CPU, la CVEC n’est pas une mise en commun destinée à financer « le déploiement à venir sur l’ensemble des territoires de dispositifs visant à renforcer l’accompagnement sanitaire, social, culturel et sportif de tous les étudiants ». Il s’agit de faire contribuer les étudiant.e.s, non-imposables eu égard à leur absence de revenus, à la réduction du déficit budgétaire.

La CVEC est simplement une manifestation de l’austérité promue par la Commission Européenne et mise en œuvre docilement le Gouvernement. Précariser les jeunes oui, utiliser leurs maigres deniers pour financer l’Etat oui, fliquer les chômeurs oui, faire payer les retraités oui, conditionner les aides sociales oui, mais lutter contre l’évasion fiscale jamais, sanctionner la fraude fiscale et sociale jamais, moderniser l’imposition pour faire payer les plus riches jamais. Cette politique est parfaitement inacceptable !

Le budget pour l’année 2018 aura supprimé l’ISF… le projet de loi de finances pour l’année 2019 prévoit de compenser les rentrées fiscales issues des plus aisés par l’imposition de la catégorie la plus pauvre de la population (45% des plus pauvres ayant moins de 25 ans [INSEE 2010]).

Les Jeunes socialistes des Pyrénées-Atlantiques demandent au Gouvernement de renoncer à la collecte de la CVEC pour l’avenir, à ce que les sommes versées par les étudiant.e.s en 2018 soient reversées aux Universités les plus en difficulté. Plus globalement, les Jeunes socialistes continueront de lutter contre l’austérité, en faveur de l’ouverture des minimas sociaux aux moins de 25 ans, le cas échéant par la mise en œuvre d’un revenu universel et inconditionnel d’existence.

 

Les Jeunes socialistes des Pyrénées-Atlantiques,

Son Animateur fédéral,

Florent Lacarrère

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